mercredi 21 avril 2010

Brûlot du mercredi soir

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Enfin pour terminer sur un note un peu plus drôle, une petite blague : vous connaissez la différence entre un train et un prof de maths ? Aucune, même quand il déraille il continue...

P.S La réunion de demain au MMA l'Estaque est annulée, la mairie du 15/16 m'a appelé pour me dire que le centre était "plein". Pour celle du 29, à vous de trouver un salle sachant que le même problème semble se dessiner.

8 commentaires:

  1. bravo ... un de la caravanne ta raison seb..

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  2. Pour la réunion de demain si c'est uniquement un problème de lieu, on peut se réunir chez moi. Comme indiqué dans "le brûlot" après ils sera trop tard. Donc tout mettre en place pour obtenir des moyens supplémentaires pour nos enfants est la seule priorité. Ma maison accueillera parents, enseignants et enfants à l'heure prévue. J'attends une confirmation en retour.

    Merci

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  3. Super Badra, je pense que cela serait bien de faire une réunion demain, il faut réussir à convaincre du monde. Personnellement je suis un peu usé et je ne pourrais ête là demain. Je laisse les commentaires ouverts pour que du monde puisse te répondre.

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  4. Salut Seb.
    Cette réponse concerne ton brûlot.
    Je pense que ta déception est légitime au vu des attentes que l'on a placées dans la caravane et des difficultés rencontrées sur place. Ce n'est cependant qu'un demi échec, dans la mesure où vous êtes allés jusqu'au bout, que d'autres parents et enseignants se sont greffés et qu'il y a eu un relais médiatique, même s'il peut paraître modeste.
    Nous avons agi avec détermination et énergie, mais dans l'urgence, et cela a beaucoup joué.
    Il faut je pense maintenant prendre le temps de poser un peu plus les choses et s'organiser pour fédérer les bahuts et parents du bassin nord. L'expérience de la caravane va nous être utile, et seuls quelques syndicalistes bureaucrates inefficaces nous prennent pour des "guignols" ; grand bien leur fasse.
    Il n'est pas question d'attendre deux ans, mais il nous reste deux mois pour construire le collectif.
    Je remercie encore tous ceux qui ont participé à cette caravane. En ce qui me concerne, j'ai pris deux semaines de vacances et je n'ai aucun complexe.
    Florent.

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  5. Tout mon respect pour cet engagement.
    Cela dénote dans l'environnement individualiste que l'on nous impose, mais je suis pour que cela dénote.
    Bravo à vous tous, vos actions ne sont et ne seront pas vaines.
    Courage et persévérance ,c'est vous qui avez raison.

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  6. Bonjour,
    J'ai suivi sur ce blog votre mobilisation, depuis la Bretagne où je réside, avec grand intérêt. Aujourd'hui maman de 2 grandes jeunes filles, j'espère un jour avoir le bonheur d'avoir des petits-enfants. J'espère aussi que leur enseignement pourra se faire dans de bonnes conditions. Ce qui malheureusement ne me semble pas si évident. Lorsque nos enfants allaient à l'école, au collège, je déplorais déjà les dysfonctionnements. En Ille-et-Vilaine nous avons de plus à faire subir à nos enfants la semaine de 4 jours, véritable catastrophe pour leur santé et donc leurs résultats scolaires. J'avais tenté de lutter contre cette idiotie par lettres à l'époque... mais peu de parents et d'enseignants se sentaient concernés, trouvant plutôt intéressant d'avoir de bons week-ends. Aujourd'hui preuve est faite que ce rythme scolaire est préjudiciable. Cela pour vous dire que je suis choquée de lire les paroles de M. Pouvreau "En ce qui me concerne, j'ai pris deux semaines de vacances et je n'ai aucun complexe". Comme par ailleurs je suis très agréablement impressionnée par votre façon de manifester, camping devant le collège et caravane jusqu'à Paris en passant chercher les doléances des autres établissements, je suis d'autant plus déçue par le découragement qu'on ressent. J'espère que M. Simao gardera le courage de persévérer avec vous. Vos actions méritent d'être connues et ça serait dommage, à la fois d'arrêter avant d'avoir des retours positifs mais également que ce blog ne soit plus mis à jour !
    Bien que rouspétant sans cesse après la dégradation du système scolaire en France, bien que reconnaissant la qualité des enseignants français de l'enseignement public, bien que très attachée à la laïcité, j'avais fait le choix de mettre nos enfants dans une école privée catholique afin qu'elle ne subissent pas en plus les pertes de cours dues aux grèves.
    C'est pourquoi je soutiens vos actions originales qui ne sont pas des grèves et qui, malgré tout, permettent de faire connaître vos revendications.
    Courage, persévérez !
    Michèle

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  7. Un prof en colère... et en lutte23 avril 2010 à 15:16

    Cher collègue
    Je partage pleinement votre rancoeur à l'égard des profs qui sont incapables de se mobiliser dans la durée et de voir au delà de leur petit train train fait de réunions inutiles, de brevets et de bacs blancs, de conseils de classes, etc... Depuis trois ans je me bats dans mon établissement avec un petit groupe de 4-5 profs (sur 35) contre les diminutions d'horaires (une hémorragie effrayante), les suppressions de postes à répétition et leurs multiples conséquences sur nos conditions de travail et sur celles de nos élèves. A chaque manif, à chaque grève, on retrouve toujours les mêmes sur le terrain. Les autres râlent mais sont incapables de se mobiliser, par peur de l'institution ou pire, par crainte des conséquences que pourrait avoir une mobilisation de grande ampleur sur leur satanée progression et leurs fichus programmes, persuadés qu'ils sont de servir encore à quelque chose dans une Education nationale qui est en train de couler. Les profs d'aujourd'hui sont à l'image de la société dans laquelle ils évoluent : des individualistes et des consommateurs, incapables de s'engager dans la durée, de s'insurger contre une institution qui les humilie sans cesse, les astreint de nouvelles obligations (moi aussi je refuse tout ce qui est au delà de mes obligations de service et je boycotte depuis longtemps les réunions de 13-14h. et d'après 17h. sur les projets d'établissement, les commissions tartenpion et autres conneries du même genre, et je suis malheureusement le seul... mais le revendique et en assume les conséquences) et contre un gouvernement qui les méprise. Ils avalent goulûment année après année toutes les couleuvres qu'on leur propose, persuadés que la seule chose qui doit primer est le sacro-saint "intérêt des élèves" (qui pour beaucoup s'en foutent) mais incapables en fait de se rendre compte que tout ce qui se passe actuellement et dont ils sont, par leur inertie coupable, les complices tacites, va contre l'intérêt des élèves. Malgré cette déception, je refuse de céder et continuerai à me battre coûte que coûte contre ceux qui ont décidé de détruire l'école. La cause est belle et elle a besoin de ses Don Quichotte. Bon courage à tous.
    Fraternellement.

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  8. Merci pour les derniers commentaires qui me vont droit au coeur. Superbe dernier post qui exprime magnifiquement mon ressenti, j'avais l'impression ces derniers temps d'être le seul à tenter de sortir de la caverne de Platon, (tiens ca va plaire aux profs de lettres cette remarque ;)). Je vous rassure,je ne suis pas abattu et toujours combatif. Je suis assez content du rôle de cet article qui commence à créer une prise de conscience au sein du collège. Je me repose ce week-end mais je suis prêt à reprendre la lutte,dès la semaine prochaine.

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